L'Anses a publié, le 10 septembre, un avis plutôt défavorable à un projet d'assouplissement réglementaire de la DGAL (ministère de l'Agriculture) visant les biostimulants à base de micro-organismes endogènes du sol (prélevés sur l'exploitation de l'utilisateur final), tels qu'en propose notamment la start-up Mycophyto (vignes, tomates, fraises, PPAM). La DGAL a proposé un cahier des charges qui permettrait de dispenser ces matières fertilisantes d’évaluation individuelle et donc de l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Mais pour l'Anses, le projet de cahier des charges apporte « très peu de détails concernant la fabrication des produits », ce qui ne permet pas de rendre un avis « détaillé et éclairé ». D'autant que « l'absence d'informations précises » concernant chacun des micro-organismes composant le produit laisse planer une incertitude sur son innocuité ; en effet, les critères fixés par le cahier des charges « pourraient ne pas être suffisants pour garantir la sécurité du consommateur ». Et de citer « l'absence de certaines informations relatives à l'innocuité pour l’homme (pathogénicité, antibiogramme, caractère endophyte, production de métabolites secondaires potentiellement toxiques notamment) ». En outre, l'Anses conseille de renforcer les moyens de protection des agriculteurs, en excluant notamment l'usage de ces produits par des personnes fortement immunodéprimées.
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