Arvalis a conduit plusieurs essais pour valider, ou non, les effets des biostimulants mis en avant par les firmes. «Les résultats sont en-deçà des attentes», peut-on lire dans le bilan publié le 26 février sur le site de l’institut technique. Prenant l’exemple du Blue N, testé de 2021 à 2023: «Utilisé en complément de la fertilisation azotée, il n’a permis d’améliorer ni le rendement, ni la teneur en protéines de manière significative». Concernant les biostimulants revendiquant une amélioration de l’utilisation des éléments minéraux ou de la tolérance aux stress climatiques, Arvalis en a testé douze entre 2013 et 2023, sans mettre en évidence «d’effets significatifs sur le rendement du blé ou sur les critères de qualité en conditions de plein champ». Quant à leur rentabilité, «elle est encore moins évidente». Seules deux spécialités tirent leur épingle du jeu: Appetizer qui permet, en moyenne, un gain de rendement de 1,1q/ha sans effet de dilution sur le taux de protéines; et Labin Energy Grow qui fait gagner 1,4 point de protéines, mais sans gain de rendement. Arvalis précise toutefois qu’il s’est parfois avéré difficile, dans les essais, de réunir l’ensemble des conditions optimales d’application préconisées par les firmes. (Anne Gilet)
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