Algentech, start-up spécialisée dans la biologie de synthèse, va faire produire des protéines, des enzymes, des lipides et d'autres composés par des cellules végétales, dans un démonstrateur qui sera construit en 2022 à Saclay, a-t-elle indiqué lors d’une récente visite de presse organisée par le Genopole d’Évry (Essonne). Elle utilise pour cela les chloroplastes (compartiments qui assument la fonction de photosynthèse) des cellules des plantes. Génétiquement modifiés, ces organites peuvent produire massivement des enzymes pour la transformation de résidus cellulosiques de récoltes en éthanol. «La preuve du concept a été faite avec les chloroplastes de tabac. Maintenant nous allons faire produire les enzymes par la lentille d’eau, qui double sa biomasse toutes les 24 heures», a précisé Isabelle Malcuit, directrice de la stratégie. Les chloroplastes peuvent aussi produire des lipides servant de précurseur au squalène, un composé jusque-là extrait du foie des requins et utilisé en cosmétique et pharmacie (vaccins). La start-up est en discussion avec une société californienne d’éthanol cellulosique, qui compte produire elle-même ses enzymes avec des cultures de lentilles d’eau pour diminuer ses coûts. Les enzymes sont habituellement fabriquées à partir de levures, qui génèrent du CO2. La culture de lentilles d’eau, au contraire, en absorbe, souligne Isabelle Malcuit.
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