L’industrie des produits amylacés connaît des surcoûts liés à la qualité inégale de la récolte de blé, a indiqué le 26 septembre son syndicat Usipa. «C’est compliqué cette année» avec le faible PS (poids spécifique) du blé français, a déclaré la présidente Marie-Laure Empinet. «Il va y avoir du travail [de recalibrage] dans les usines, qui risquent de ralentir.» L’amidonnerie, dont l’approvisionnement est à 96% d’origine française, doit s’adapter à une récolte 2024 hétérogène. Elle est contrainte de réduire ses exigences en termes de calibre du blé. Cela impose le réglage des machines, entraînant des arrêts de production. Une usure prématurée des outils industriels est aussi signalée, conséquence du taux de cellulose plus élevé dans le grain. «Des coûts supplémentaires» sont à prévoir, d’après l’Usipa. En termes de volumes, le syndicat alerte sur une production de blé «catastrophique» en 2024 (-26% sur un an), qui s’inscrit dans une baisse tendancielle des surfaces (près de 1 Mha perdus entre 2016 et 2024). Et de relayer l’inquiétude des agriculteurs sur le retrait de pesticides et le renchérissement des intrants. L’amidonnerie affiche en 2023 un chiffre d’affaires en hausse de 17%, à 3,9 Md€, mais une production en baisse (-13,5% de matières premières agricoles mises en œuvre).
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