FranceAgriMer a révisé le 8 décembre ses prévisions d’exportations françaises de blé tendre en baisse, dans un contexte de marchés «très concurrentiels» et face à des «incertitudes». 9,2 Mt de blé tendre (contre 9,4 Mt en novembre) sont envisagées à destination des pays tiers sur la campagne 2021-22. Une prévision difficile à établir, a reconnu le chef de l’unité grains et sucre Marc Zribi, parlant d’une fourchette «assez disparate» de 8 à 9,7 Mt selon les opérateurs. «Les incertitudes sont très présentes à ce stade», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue du conseil spécialisé grandes cultures-marchés céréaliers. Ces dernières semaines, les marchés paraissent «très concurrentiels, très disputés en termes de prix, disponibilité, recherche de qualité meunière». L’arrivée d’abondantes récoltes de l’hémisphère sud, notamment d’Argentine, fait monter la pression. Coté à 319 $/t, le blé argentin se montre compétitif face au concurrent français (336 $/t à Rouen), pourtant avantagé en frais de transport sur des débouchés peu lointains comme les pays de la Méditerranée. L’Algérie est désormais ouverte au blé russe. S’ajoutent des tensions diplomatiques entre Paris et Alger, qui font craindre un recul du blé français sur cette destination phare.
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