Un couple de recruteurs de vendangeurs a été condamné, le 20 novembre à Dijon, à huit mois de prison avec sursis pour avoir fait travailler dans des «conditions indignes» des saisonniers roumains. Le couple, prestataire de services pour certains des plus grands domaines bourguignons, a été reconnu coupables de «traite d'êtres humains» et «soumission de personnes vulnérables à des conditions d'hébergement indignes». «Je trouve cette condamnation complètement injuste», a réagi son avocat, Me Bruno Nicolle, se laissant la possibilité d'interjeter appel. «On fait peser sur ces seuls prestataires la responsabilité de l'hébergement mais les domaines, eux aussi, devraient être là», a-t-il dénoncé. Le tribunal correctionnel de Dijon a également condamné le couple à une amende de 5000 euros et à une interdiction de leur pratique professionnelle pendant un an. Le couple a en revanche été relaxé du chef de «travail dissimulé». Un intermédiaire roumain, qui allait chercher les vendangeurs dans leur pays, a été condamné pour «traite d'êtres humains» à un an de prison avec sursis simple et à une amende de 5000 euros. Le 16 octobre, lors d'un procès emblématique des conditions parfois insalubres dans lesquelles sont hébergés les vendangeurs, le procureur avait requis deux ans de prison avec sursis pour le mari et 18 mois pour son épouse. Contre l'intermédiaire, il avait demandé 15 mois avec sursis.
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