Alors que la contractualisation est devenue obligatoire depuis le 1er janvier pour certaines catégories de bovins de races à viande, les responsables de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) se sont employés le 18 janvier à défendre la souplesse des contrats. Lors d'une conférence de presse, son président Bruno Dufayet a balayé l'argument de la «perte de liberté commerciale», brandi lors d'une manifestation en décembre par un collectif de négociants et d'éleveurs. Selon M. Dufayet, les producteurs peuvent «avoir plusieurs contrats et multiplier le nombre d'acheteurs sur le même produit». Par ailleurs, la loi Egalim 2, qui fixe à trois ans la durée minimale des contrats, n'empêche pas de «redéfinir les clauses chaque année», estime-t-il. La FNB a démarré fin 2021 une série de réunions sur le terrain pour «informer au maximum les éleveurs». Elle prévoit d'en tenir «une quarantaine», avant de «remobiliser les éleveurs» lors de son congrès, les 2 et 3 février à Aurillac (Cantal). En 2021, le revenu mensuel moyen des éleveurs de bovins viande a légèrement progressé, à 800 € contre 700 € en 2020. Alors que la ferme France a perdu 125 000 vaches l'année dernière, la FNB veut «tenter le coup de la contractualisation pour enrayer la spirale de la décapitalisation».
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