Depuis 2018, des herbicides totaux tels que le glyphosate et le 2,4-D sont de plus en plus fréquemment épandus par avion en Amazonie pour contourner les lois contre la déforestation, révèle le site d’actualité Mongabay dans un article du 19 janvier. «Les criminels ont remarqué que la dégradation de la forêt n’est pas notre priorité», confie un agent de l’Ibama (agence environnementale brésilienne) aux journalistes. Or, avec les herbicides, la déforestation est plus lente, et cette technique «ne peut pas être détectée par l’imagerie satellitaire», détaille Mongabay. Par la suite, les parcelles seraient semées de prairies, toujours par avion. «Pour qu’une parcelle illégale soit vendue comme "une ferme en cours de création", le sol doit être couvert de prairie», rappelle un autre agent d’Ibama. Si les épandages par avion sont encore autorisés en principe, ils sont en revanche interdits dans la forêt amazonienne.
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