La vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), synonyme de contraintes supplémentaires pour l’export en vif, « peut créer des conditions de marché contrastées », observe l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances publié le 18 décembre. Alors que les animaux issus des zones indemnes sont « très demandés », « les broutards vaccinés sont peu demandés d’après les retours récents, en France, et surtout pour l’Italie », leur première destination. L’accord bilatéral avec l’Italie, en vigueur depuis le 8 décembre, prévoit des conditions strictes d’immunité collective dans un rayon de 50 km autour des élevages concernés. Selon l’Idele, « la demande en France semble pour l’instant suffisante pour absorber ces animaux vaccinés ». Mais la vaccination élargie en cours dans le Sud-Ouest va « mathématiquement augmenter leur nombre ». Par ailleurs, sans les chiffrer, l’Idele confirme les surcoûts subis par les naisseurs des zones réglementées contraints de garder des animaux (coût alimentaire, alourdissement et dévalorisation des animaux), dénoncés depuis plusieurs mois par la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA). En raison du prix très élevé des broutards, « les acheteurs privilégient les animaux moins lourds », moins gourmands en trésorerie par tête, explique l’Idele.
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