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Brucellose bovine en Haute-Savoie: le troupeau abattu, la Conf’ demande des dérogations

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Les services de l’État vont procéder, le 4 janvier, à l’abattage du troupeau de bovins parmi lequel un cas de brucellose avait été confirmé début novembre dans le massif du Bargy (Haute-Savoie), informe la Confédération paysanne dans un communiqué le 3 janvier. Conformément à la réglementation européenne qui classe la brucellose comme une maladie «à éradication obligatoire», les 220 bovins doivent être abattus, même s’ils ont été testés négatifs à la maladie. Le syndicat condamne «l’application d’une réglementation inadaptée» et s’inquiète pour «le devenir de l’élevage en plein air, si à la moindre alerte sanitaire, la seule réponse serait la vaine tentative d’éradication par l’abattage total d’un troupeau». Il demande des dérogations à l’abattage obligatoire «lorsque le troupeau présente une très faible prévalence et que les animaux sont sains», similaires à celles accordées depuis 2015 pour «une autre maladie réglementée»: la tuberculose. Après le lancement d'une pétition (85 000 signatures), le collectif Sauvons la ferme de Saint-Laurent organise une manifestation en soutien aux éleveurs le 4 janvier. Dans son propre communiqué, le syndicalisme majoritaire de Haute-Savoie (FDSEA, JA et chambre d'agriculture) dénonce aussi un abattage «injuste». Les organisations demandent «la reconstitution dans la population de bouquetins (vecteurs de la maladie, NDLR) du Bargy d’un noyau d’animaux sains», ainsi que des «mesures sélectives» pour les élevages touchés.