Du fait de leur statut coopératif, des enseignes de distribution et des grands groupes de l’agriculture échapperaient à la contribution fiscale exceptionnelle prévue dans le projet de budget pour 2025, selon la FCA (Fédération du commerce coopératif), des distributeurs indépendants et LCA (La coopération agricole). Les entreprises sont supposées contribuer au redressement des finances publiques si elles dépassent un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Or, aucune entreprise sous enseigne E.Leclerc n’atteint ce seuil, selon le groupe, sauf sa filiale d'abattoirs Kermené, qui a réalisé en 2023 1,3 milliard d'euros de ventes. Il en est ainsi de la plupart des adhérents des Mousquetaires/Intermarché, selon ce distributeur. Un groupe de magasins indépendants ne paie pas d’impôt pour l’ensemble, ni ne bénéficie d’une réduction d’impôt du fait du déficit d’un magasin, comme l’a expliqué à l’AFP le délégué général de la FCA, Olivier Urrutia. Du côté agricole, les coopératives sont par statut exemptées d'impôts sur les sociétés. Ainsi, les 25 groupes coopératifs dépassant le milliard d'euros de chiffre d'affaires ne paieraient donc pas la taxe exceptionnelle, sauf leurs filiales n’ayant pas ce statut, selon les informations recueillies par l’AFP auprès de LCA. La contribution temporaire correspond à 20,6% de l'impôt sur les sociétés dû au titre de 2024 pour les entreprises dont le chiffre d'affaires va d'un milliard d'euros à moins de trois milliards d'euros, et à 41,2% de cet impôt pour celles qui atteignent ou dépassent trois milliards d'euros de chiffre d'affaires.
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