Manque de personnel, interdiction des pesticides... Les planteurs de canne à sucre de La Réunion ont interpellé le 31 août le ministre délégué aux Outre-mer, Philippe Vigier, exprimant leur inquiétude face à une production en nette baisse depuis plusieurs années dans l'île. A l'issue de la campagne sucrière 2022, 1,309 million de tonnes de canne ont été broyées dans les deux usines de ce département français de l'océan Indien. C'est 21% de moins que la moyenne décennale (1,656 million de tonnes), selon la direction de l'agriculture de La Réunion. «Ce qui nous concerne le plus, c'est la disparition des molécules (qui permettent de lutter contre les mauvaises herbes, NDLR), les emplois et l'augmentation du prix des intrants», a expliqué Edvin Payet, secrétaire général de la FDSEA. À l’issue du Comité interministériel des outre-mer (Ciom) le 18 juillet, Matignon avait annoncé que la canne à sucre sera désormais considérée comme une «culture mineure» dans le cadre de l’encadrement des autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits phytosanitaires. Ce classement facilitera les demandes d’extension d’usage.
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