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Carbone: l’ajustement aux frontières pas aussi bénéfique qu’escompté en agriculture

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S’appuyant sur une étude de cas menée au sein de l’Union européenne (UE), un article publié dans la revue Q Open* le 4 juin évalue les effets des mécanismes d’ajustement carbone aux frontières (MACF) dans le secteur agricole. Selon ses auteurs, l’introduction d’un MACF pourrait certes renforcer la compétitivité des producteurs agricoles européens et réduire les fuites de carbone, mais pas sans conséquences néfastes en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). En effet, l’augmentation de la compétitivité pourrait nuire aux efforts de réduction domestique. Selon les simulations effectuées dans le cadre de l’étude, les émissions de l’UE diminueraient ainsi de 3,9% dans un scénario avec MACF, contre 5,7% dans un scénario sans MACF, précise le Centre d’études et de prospective (ministère de l’Agriculture) dans sa synthèse. En outre, les réorientations commerciales vers des régions moins efficaces en matière d’émissions (Inde, Chine, Brésil, continent africain) pourraient intensifier les émissions de GES mondiales, compromettant les efforts globaux de réduction. C’est pourquoi les auteurs de l’article préconisent notamment de mettre en œuvre des politiques complémentaires aux MACF, «pour parvenir à une réduction efficace des émissions mondiales dans le secteur agricole».
*Née d’une collaboration entre l'Association européenne des économistes agricoles et la maison d’édition «Oxford University Press»