La campagne 2023-2024 en carottes pour le marché du frais est estimée à 333 600 t, des volumes en hausse de 1% sur un an, mais en baisse de 2% par rapport à la moyenne 2018-2022, selon une note des services du ministère de l’Agriculture (Agreste). La campagne a été perturbée par les fortes précipitations de l’hiver dernier. Dans le Sud-Ouest, les fortes pluies et des températures douces depuis l’automne ont favorisé le développement de champignons au sein des cultures. Des attaques qui ont fortement pesé sur la production de carotte de conservation, avec des pertes estimées entre 20% et 30%. En revanche, de bons rendements ont été observés pour la carotte primeur au début de la campagne. Dans le bassin Ouest, la pluviométrie conséquente a fortement pénalisé l’accès aux parcelles pendant l’hiver, induisant un travail accru en atelier, des lots abimés, voire des pertes au champ. Dès janvier et février, «la tension sur les approvisionnements induite par la forte pluviométrie a contribué à la hausse des cours», note Agreste. En mars, les prix ont continué à progresser (+10% par rapport à mars 2023), compte tenu d’une offre sur le déclin avec une fin de saison plus précoce dans le Sud-Ouest. Les cours sont ensuite restés à un haut niveau en avril, à la fin de saison (-6% sur un an, mais +35% par rapport à la moyenne quinquennale).
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