Lancée il y a deux ans par l’agglomération de Lons-le-Saunier (Jura), l’expérimentation d’une filière blé dur biologique en aire d’alimentation de captage connaît «un véritable engouement», s’est félicitée la chargée de mission eau Bérangère Thill, au Carrefour des gestions durables de l’eau à Dijon le 11 septembre. «On passe de 2ha de test (…) a 12ha prévus l’an prochain», a-t-elle déclaré. Les quatre agriculteurs engagés cette année ont été payés «500€ la tonne de blé dur livrée au moulin», après un travail de «coconstruction» de grille tarifaire. «Le but, c’est vraiment de développer l’agriculture biologique pour répondre à l’enjeu eau potable, mais c’est aussi pour assurer un prix rémunérateur au producteur», a souligné la chargée de mission. Dans l’expérimentation actuelle, les agriculteurs vendent leur blé dur à une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) qui paye un moulin pour en tirer farine, son et semoule. Un deuxième moulin-pastier rachète la semoule, qu’il transforme en pâtes et vend au restaurant municipal (5000 repas/jour). Le son est destiné à l’alimentation animale, et la farine «non panifiable» est en quête de débouchés en restauration collective, a-t-elle précisé.
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