Après un rebond mardi 29 octobre, les cours mondiaux des céréales étaient de nouveau orientés à la baisse mercredi 30 dans un marché incertain avant les élections américaines. Le 28 octobre, le blé américain est tombé à son plus bas niveau depuis un mois et demi, en raison notamment dû de la publication par le ministère américain de l'Agriculture (USDA) de données sur l'état des cultures «inférieures aux attentes» du marché, selon Don Roose, de US Commodities. Mais dès le 30 octobre, les cotations repartaient à la baisse partout, avec sur le marché européen un blé en léger repli, autour de 218 €/t sur l'échéance de décembre, et un maïs refluant plus franchement à 205 €/t sur l'échéance de novembre. La dynamique à la hausse est tempérée par l'amélioration des conditions météorologiques en Amérique du Sud comme aux États-Unis. Les marchés restent hésitants à une semaine des élections américaines. «Beaucoup de questions restent en suspens en fonction de la personne élue», par exemple celle de «l'augmentation des droits de douane» souhaitée par Donald Trump, relève Don Roose auprès de l’AFP, ou encore celle d’une relance de la guerre commerciale avec la Chine, avec d’éventuels impacts sur l’export. Côté européen, après avoir beaucoup baissé son prix, le blé français «redevient compétitif par rapport au russe, maintenant il faut marquer l'essai et remporter un contrat», relève Arthur Portier d’Argus Media France.
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