«En matière d’exportation, l’Ukraine maintient son rang sur le marché international, mais cela se fait dans la douleur et l’incertitude pour les exportateurs», a déclaré Antoine Buisson, d.g. de Soufflet négoce en Ukraine, le 2 mars à l’occasion du Salon de l’agriculture. Depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février 2022, la «superpuissance agricole» a dû s’organiser pour produire et exporter les céréales et oléagineux produits sur son territoire. Pour rappel, ces derniers représentaient 5% de la production mondiale et 15% des exportations mondiales à la veille du conflit, selon Antoine Buisson. Au total, 95% de ces matières premières transitaient via la voie maritime par les ports de la mer Noire. Face au blocage de ces derniers, l’Ukraine s’est organisée pour sortir ses céréales «via les voies routières, ferroviaires et les berges», explique le d.g. de Soufflet Ukraine. Avec la mise en place du corridor sécurisé d’exports en Mer noire dans le cadre de l’accord d’Istanbul début août 2022, l’Ukraine a exporté en tout 53 Mt de céréales, dont 55% sont sorties grâce aux voies maritimes. Pour les exportateurs, la mise en place de cette nouvelle organisation représente néanmoins «d’importants coûts logistiques» avec «un choc de trésorerie immense dans un pays où il n’existe pas de subventions», prévient Antoine Buisson.
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