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Champagne/récolte : prison ferme confirmée en appel pour traite d'êtres humains

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La cour d'appel de Reims a confirmé mercredi 4 mars la condamnation à deux ans de prison ferme pour traite d'êtres humains d'une ex-dirigeante de société de prestations viticoles qui avait exploité une cinquantaine de vendangeurs, souvent sans-papiers, en 2023 dans le vignoble champenois. Condamnée en première instance à quatre ans de prison dont deux avec sursis, la principale prévenue, qui dirigeait l'ex-société de prestations viticoles Anavim, a vu sa peine confirmée pour traite d'êtres humains, travail dissimulé et emploi d'étrangers sans autorisation. D’après l’AFP, cette quadragénaire originaire du Kirghizstan a été maintenue en détention. Ses lieutenants, deux trentenaires essentiellement chargés du recrutement, ont vu, eux, leur peine légèrement allégée à un an de prison avec sursis chacun. La cour d'appel a condamné les prévenus à verser 4 000 € à chacune des 53 victimes au titre de leur préjudice moral. En revanche, la société du viticulteur ayant fait appel à Anavim pour vendanger, la SARL Cerseuillat de la Gravelle, a été relaxée en appel. Chichement nourris, ces vendangeurs, en majorité des étrangers en situation irrégulière originaires du Mali, de Mauritanie, de Côte-d'Ivoire ou encore du Sénégal, avaient été logés dans un bâtiment insalubre, avec des sanitaires répugnants et vétustes, des installations électriques dangereuses et des matelas au sol.