Trois personnes ont été condamnées le 21 juillet par le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne à de la prison ferme pour avoir exploité et hébergé dans des conditions indignes une cinquantaine de travailleurs, souvent sans-papiers, lors des vendanges 2023 dans le prestigieux vignoble champenois. Le tribunal a assez largement suivi les réquisitions présentées par le parquet lors du procès pour traite d’êtres humains, qui s’est déroulé le 19 juin. La principale prévenue, dirigeante de la société de prestations viticoles Anavim, également poursuivie pour travail dissimulé, emploi d’étrangers sans autorisation et avec une «rétribution inexistante ou insuffisante», a été condamnée à quatre ans de prison dont deux fermes avec mandat de dépôt. Deux autres prévenus, des trentenaires accusés d’avoir participé au recrutement des vendangeurs en Ile-de-France, ont été condamnés à un an de prison ferme et respectivement deux ans et un an de sursis. Le président du tribunal a exigé la dissolution de la société Anavim, et a condamné une coopérative vinicole de la Marne, la Sarl Cerseuillat de la Gravelle, à une amende de 75.000 euros. Le procureur avait requis la dissolution d’Anavim et une amende de 200.000 euros pour la coopérative qui s’est laissée séduire par des prix «extrêmement concurrentiels».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Irrigation : un scénario de l’Inrae explore l’agroécologie « marquetée » dans les Hautes-Pyrénées
Le projet de recherche TAI-OC, cofinancé par l’Inrae, a élaboré un scénario prospectif, avec les acteurs d’un territoire…
Des AOP laitières autorisées à adapter l’alimentation des animaux
Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et…
Budget 2027 : Lecornu liste plusieurs mesures en faveur de l’agriculture
Dans une lettre ouverte aux agriculteurs publiée le 15 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque plusieurs…