Météo-France a publié le 20 mars une étude qui aborde la variabilité, les extrêmes et les impacts climatiques pour un réchauffement en France à +4°C à horizon 2100 (scénario de la Tracc, trajectoire de référence pour l’adaptation). On y lit que « des hivers secs sont encore possibles mais les hivers humides dominent » ; « les étés humides peuvent encore exister mais les étés secs prédominent ». Côté très fortes chaleurs (température maximale dépassant 35°C), le nombre annuel de jours atteint 8 à l’échelle de la France, « contre moins de 1 jour sur la période de référence ». Côté gel, le nombre de jours « se réduit à une quinzaine » en moyenne, « contre 43 jours sur la période de référence ». De plus, « les pluies quotidiennes maximales annuelles augmentent sur l’ensemble du pays, de l’ordre de 15 % en général et jusqu’à +30 % dans certaines simulations » ; « l’évapotranspiration potentielle de la végétation augmente fortement à l’échelle de la France (de près de 20 %) et le bilan hydrique est réduit (de plus de 100 mm soit l’équivalent de 1 à 2 mois de pluie) ». Le nombre de jours de sol sec « atteint 4 à 5 mois dans la moitié nord », « jusqu’à plus de 7 mois sur les régions méditerranéennes », et une sécheresse telle que celle de 2022 « devient un événement fréquent en été ».
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