«Toutes les productions sont à la hausse en Chine», a expliqué le directeur Économie du Cniel Jean-Marc Chaumet, à l'occasion d'une conférence de l'Idele sur les marchés mondiaux le 11 juin. Et de montrer les courbes des productions de grain, de viande bovine et de lait, qui ont toutes les trois repris le chemin de la croissance entre 2018 et 2019. Ce rebond, après une période de stagnation de quelques années, serait notamment dû à une «réorientation de la politique agricole vers plus d'auto-suffisance, de sécurisation des approvisionnements» entamé vers 2020-2021. Derrière les documents d'orientation politique, «il y a eu tout un tas de politiques, des aides à la création d'exploitation, des aides fiscales pour avoir des prêts bonifiés, explique ce spécialiste de la Chine. Toutes les productions ont été touchées.» En productions végétales, cette politique s'est notamment manifestée par le lancement d'un «projet national de grains de haute qualité», et l'autorisation en octobre 2023 de 37 variétés de semences de maïs OGM et de 14 de soja. Les gains de rendement annoncés seraient de 10%, mais les surfaces d'OGM ne concerneraient toutefois encore que 0,5% de la sole nationale de maïs. De son côté, entre 2018 et 2023, la production laitière chinoise a augmenté de 36%, essentiellement par la construction d'élevage XXL (voir ci-dessous).
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