La hausse des températures en automne, période de maturation des clémentines, provoque une baisse d’acidité des fruits, révèle une recherche de l’Inrae citée par l’AFP le 8 décembre. D’après Olivier Pailly, directeur de l’unité de recherche de l’Inrae sur les agrumes à San Giuliano en Corse, cette baisse de l’acidité est constatée sur les quinze dernières années. Or, non seulement «l’acidité est un exhausteur d’arômes», mais en plus elle constitue la typicité de l’IGP Clémentine de Corse. Pour s’adapter à l’évolution du climat à long terme, les agronomes cherchent donc «des variétés plus acides et tardives», en «revisitant» des variétés issues du monde entier. Au-delà de la question des variétés, les pratiques agricoles «plus écologiques» telles l’enherbement, la fertilisation organique et la conduite de stress hydrique permettent aussi de maintenir la qualité du fruit, selon l’Inrae.
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