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Climat/adaptation: des écarts entre les discours et les actions entreprises, selon I4CE

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Une étude de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), publiée le 12 septembre, souligne le décalage entre des discours qui valorisent des transformations nécessaires face au changement climatique et la réalité des actions d’adaptation soutenues par l’État. Aujourd’hui, les moyens engagés le sont principalement dans une logique de rattrapage [exemple agricole] et largement orientés vers le maintien de modèles – agricoles, économiques, touristiques – existants. Selon l’I4CE, « s’adapter pour ne pas avoir à changer ses plans » est compréhensible à condition d’en intégrer les limites. Dans le cas d’une production agricole irriguée, par exemple, maintenir un accès à l’eau nécessite des investissements pour mieux et moins utiliser la ressource. L’institut prévient toutefois qu’il ne sera pas toujours « possible » ou « souhaitable » de « maintenir coûte que coûte l’existant », et invite les filières à se réinventer. « Un modèle d’agriculture agroécologique et moins productif peut-être plus vertueux pour la biodiversité et le climat par exemple », précise l’étude. Sur le plan financier, l’I4CE note une forte progression des budgets entre 2020 et 2024, aboutissant à 1,7 milliards d’euros explicitement consacrés à l’adaptation en 2025. Mais l’institut avertit que plusieurs enveloppes, en particulier pour la forêt et l’agriculture, connaissent des « réductions notables », laissant planer le doute sur la poursuite des efforts.