Interrogés sur les dispositions éleveurs à cofinancer la gestion du risque sanitaire, Thierry Marchal, vice-président FNP (porcs) et Patrick Bénézit, président de la FNB (bovins viandes exposent des points de vue contrastés, mais chacun juge qu’il est des missions régaliennes certaines, en particulier la surveillance. Thierry Marchal n’exprime pas d’objection à discuter d’une contribution des éleveurs de porc avec le gouvernement, actuel ou futur, à condition qu’il fasse respecter les règles sanitaires. Il estime qu’en matière de prévention de la PPA (fièvre porcine africaine), le gouvernement « ne fait pas ce qu’il faut pour faire respecter les protocoles sanitaires obligatoires ». Il est aussi dubitatif quant au versement d’une cotisation, au regard des CVE actuelles. Patrick Bénézit (FNB) juge que les éleveurs participent déjà assez à la gestion des épizooties. « Les éleveurs [de bovins viande] voudront une répartition logique des rôles, la surveillance en particulier étant celui de l’Etat, d’autant plus que certaines maladies sont transmissibles à l’homme. » L’éventuel cofinancement par les filières du risque sanitaire s’inscrit dans le cadre plus global d’un projet de réforme du financement de la gestion des risques sanitaires dans les élevages de rente (voir article sur le sujet dans cette édition).
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