Auditionnées par la commission des Affaires économiques du Sénat, les interprofessions du cognac et de l’armagnac ont appelé le 30 octobre à un règlement diplomatique des sanctions chinoises sur les spiritueux. «La seule solution est d’engager une discussion directe entre la France et la Chine», a déclaré Florent Morillon, président du BNIC (cognac). Si en parallèle une action est à mener auprès de l’OMC, «ça ne règle pas notre problème dans l’immédiat». Pékin impose depuis le 11 octobre aux importateurs de spiritueux européens le dépôt d'une caution auprès des douanes chinoises. À l’occasion d’une visite en Chine les 4 et 5 novembre, la ministre déléguée au Commerce extérieur Sophie Primas tentera de s’entendre avec son homologue chinois Wang Wentao sur les produits français visés par les sanctions, d’après une source diplomatique. «On croit beaucoup au binôme» formé avec Jean-Pierre Raffarin, représentant spécial du gouvernement pour la Chine, a confié Florent Morillon. Signalant de multiples annulations de commandes depuis les nouvelles mesures douanières, les professionnels ont tiré la sonnette d’alarme. «Les conséquences pourraient être majeures pour nos régions. Perdre 25% de son marché, ça n’est pas acceptable», a souligné Florent Morillon.
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