Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont, comme prévu, entamé les discussions, le 17 juin à l’occasion d’un sommet européen informel, en vue de désigner les postes clés de la prochaine mandature. Si aucune décision n’a été prise à l’issue de ce premier tour de table, la fumée blanche est attendue pour la prochaine réunion du Conseil européen prévue pour les 27 et 28 juin. «C'était une bonne conversation et elle va dans la bonne direction», a d’ailleurs indiqué le président du Conseil européen, le Belge Charles Michel. Et d’ajouter, «[les partis politiques] ont fait des propositions et, dans les jours à venir, nous poursuivrons notre travail et préparerons les décisions que nous devrons prendre». Dans cette optique, la reconduction pour un second mandat de l’Allemande du PPE (droite), Ursula von der Leyen, apparaît en très bonne voie, d’autant plus que son groupe politique est arrivé en tête et s’est même renforcé lors du scrutin européen. Pour y parvenir, elle devra obtenir la majorité qualifiée des Etats membres (15 pays représentant 65% de la population européenne) et la majorité absolue du Parlement européen. La désignation des autres postes dépend aussi des équilibres politiques sortis des urnes. Si plusieurs noms circulent - Antonio Costa (Portugal) au Conseil Européen, Kaja Kallas (Estonie) à la tête de la diplomatie européenne ou la Maltaise Roberta Metsola un second mandat au Parlement européen - rien n’est encore acté à ce stade.
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