Les consommateurs donneraient moins leur préférence aux produits carnés, au profit du poisson et de protéines végétales, s’ils choisissaient en fonction du rapport entre l’apport protéique et le prix, selon une étude publiée par FranceAgriMer le 2 mars. À cet égard, le poisson et les protéines végétales ont un potentiel concurrentiel non réalisé à l’égard des viandes et de l’œuf. En effet, conclut l’étude, le poisson est perçu comme cher en raison d’un grand nombre de produits aquatiques haut de gamme et d’une forte volatilité des prix. Pour autant, il existe des produits aquatiques comparables dans chaque gamme de produits carnés, nuance l’étude. De leur côté, les alternatives végétales ressortent « très compétitives au regard du prix moyen à portion équivalente de viandes et d’œufs ». Mais le développement de leur consommation est pour l’heure bridé par leur offre limitée, leur temps de préparation, le manque de savoir-faire des consommateurs, ou encore leur fonction de légume d’accompagnement d’un produit carné. Par exemple, 20 g de protéines de légumineuses reviennent à 0,5 €, un prix comparable à une côte de porc ou à des moules fraîches; 20 g de protéines d’une galette de soja reviennent à plus de 1,5 €, plus que du rumsteak, mais autant que du filet de cabillaud.
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