«Aujourd’hui, près du tiers de nos 900 adhérents sont impliqués dans des filières tracées : blé meunier, blé dur, pois et lin, soit près de 70 000 t avec, en moyenne, une plus-value de 10 €/t, a indiqué Jean-Yves Moizant, président de Terre Atlantique (150,39 M€ de CA, collecte de 365 000 t en 2023), en conférence de presse le 27 novembre, deux jours avant l’assemblée générale. Face au rouleau compresseur des charges pour les exploitations, nous nous devons de continuer d’innover. » La coopérative de Charente-Maritime teste depuis plusieurs années de nouvelles cultures, toujours en quête de valeur ajoutée pour ses adhérents. « Angélique, sésame, chanvre textile, moutarde... aucune de ces plantes ne propose encore de modèle économique satisfaisant », constate Christian Cordonnier, le directeur général. Avec près de 4000 ha, la production de semences reste au cœur des activités de Terre Atlantique. Après une récolte 2023 exceptionnelle, celle de 2024 fut très compliquée, notamment pour le tournesol. Sur les 1500 ha implantés, près du tiers ne pourra pas, faute de qualité, être transformé en semences. Déjà, la coopérative met le cap vers 2030, au travers de quatre axes stratégiques, déclinés en 15 objectifs. Parmi eux : poursuivre le développement des volumes en appro et collecte, augmenter l’autonomie de la coopérative sur le plan énergétique ou encore, miser sur la communication pour booster la notoriété de l’entreprise. (Anne Gilet)
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