Au regard du contexte sanitaire et de l’allongement des délais de livraison dû à l’absentéisme dans les entreprises, la Coopération agricole demande, dans un communiqué du 10 janvier, un «moratoire» sur les pénalités logistiques infligées par les clients des industries alimentaires en cas de retards de livraison. Lundi, le gouvernement a demandé aux distributeurs «la plus grande mansuétude» dans l’application de ces pénalités, rappelant que la loi Egalim 2 prévoit qu’«en cas de force majeure, aucune pénalité logistique ne peut être infligée.» Pour garantir «une meilleure protection sanitaire des salariés» et «la continuité des services», les coopératives sollicitent également un accès facilité «en termes de volumes et de coûts» aux masques FFP2 ainsi qu’un accès prioritaire («après le personnel soignant») aux tests et à la garde d’enfant pour les salariés des entreprises alimentaires. Interrogé par Agra Presse, le président de la Coopération agricole Dominique Chargé explique que «la crainte des entreprises, avec un variant qui se diffuse plus facilement, est d’avoir besoin de tester énormément. La disponibilité des tests répond aujourd’hui tout juste à la demande. Nous souhaiterions une forme de privilège pour les salariés essentiels à la nation».
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