Appelant à «ne pas être défaitiste» face à la crise viticole, la Confédération des vins IGP a montré le 13 juin des «pistes d’évolution». Il faut «s’adapter au goût des clients, ne pas rester sur nos acquis», a déclaré en congrès le président Gérard Bancillon. Les vins «IGP sont plus aptes à ça», n’ayant «pas la lourdeur de certains cahiers des charges» ou des «préjugés» en matière de packaging. Un créneau à développer, selon lui, est le Bib (aussi appelé fontaine à vin). Ses ventes augmentent à l’export, a indiqué le courtier Florian Ceschi (Ciatti Europe), citant l’exemple de la Suède où ce format pèse quelque 60% du marché et n’est pas réservé à l’entrée de gamme. Les effervescents constituent une autre piste, très peu exploitée par les IGP faute d’autorisation dans les cahiers des charges. Gérard Bancillon a souligné «la réussite du prosecco, du cava». Reste à obtenir «des arbitrages gouvernementaux» pour se rentrer sur ce marché. Plus généralement, le constat est sévère sur le positionnement des vins IGP en grande distribution: «On est globalement très mauvais», a-t-il admis. Et d’inviter à réfléchir sur «des marques très lisibles», «facilement abordables» pour le consommateur, avec des packagings innovants. «Ne restons pas sur une offre monolithique.»
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