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Crise viticole : face à «une gouvernance défaillante», le Modef veut un préfet coordinateur

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Face à «une crise majeure de la viticulture», le Modef a réclamé le 18 octobre la désignation d’un préfet coordinateur. «Nous demandons la nomination d’un préfet coordinateur pour la viticulture, parce que la gouvernance (du secteur) est défaillante», a déclaré le secrétaire général Didier Gadéa. L’organisation prône le retour des droits de plantation, supprimés par la réforme de l’OCM vin en 2008: «Nous l’avions alors dénoncée, mais l’ensemble de la profession et les syndicats agricole l’avaient approuvée». Et de reprocher «la gouvernance de la viticulture (en) total échec après des décennies d’arrachage de vigne, de replantation». «Les seuls à profiter de cette situation, ce sont le négoce et la GMS», considère Didier Gadéa. Le Modef critique l’actuel plan d’arrachage: «Un plan social de plus, qui montre la faillite de la politique viticole française et européenne, portée par des représentants professionnels voués au culte du marché». Quant à l’aide de 4 000 €/ha, «cela couvre à peine les frais». «La profession explique qu’il faudrait arracher 100 000 ha pour équilibrer le marché. Mais en même temps elle veut garder les autorisations de plantation qui potentiellement augmenteraient la superficie de 30 000 ha par an en Europe… cherchez l’erreur!»