La Confédération paysanne annonce une série d’évènements «pour parler de l'avenir de la viticulture», jusqu’au 5 décembre, notamment dans l’Ain, l’Aude, le Vaucluse, l’Aube, le Rhône et le Jura. Son manifeste prône une «restructuration adaptée aux spécificités des territoires». Cela passe par une régulation des marchés, via l’instauration de prix minimums garantis et de prix d’entrée minimums à l’importation, mesure assortie à des limitations de rendements (IGP: 80 hl/ha, sans IG: 100 hl/ha). Une aide à l’arrachage comme «outil de régulation et d’orientation de la filière»: 10 000 €/ha pour les 5 ha, puis 4000 €/ha en priorisant le départ anticipé à la retraite, les terres à caractère gélif, celles infestées par la flavescence dorée et celles où il est possible de faire d’autres cultures. Le syndicat prône également une régulation foncière «pour lutter contre la financiarisation des vignes». La Conf' réclame un soutien aux pratiques sobres en eau: l’irrigation «ne doit pas être un outil de production pour maximiser le rendement de la vigne au risque de surproduction». Une autre demande vise à favoriser la transmission en accompagnant les sorties d’activité, avec par exemple une «indemnité viagère de départ».
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