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Crise viticole: le plan d'arrachage dans le Bordelais lancé en octobre

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La campagne d'arrachage «sanitaire» du vignoble bordelais, confronté à une grave surproduction, doit débuter en octobre après un appel à candidatures lancé en mai, ont annoncé le 17 avril l'État et l'interprofession, qui mettent 57 millions d'euros sur la table. Cette enveloppe, annoncée début mars, cofinancée par l'État et le Comité interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), doit permettre l'arrachage d'environ 9.500 hectares de vignes, avec une prime de 6.000 euros l'hectare, afin de lutter à titre préventif contre la flavescence dorée, une maladie qui menace les vignes laissées à l'abandon. L'État mobilisant 38 millions d'euros, l'interprofession réunie en assemblée générale a validé à l'unanimité lundi sa participation, qui s'élève à 19 millions d'euros, dont 14 millions d'emprunt. «L'appel à manifestations d'intérêt sera lancé, on l'espère, courant mai», a déclaré le président du CIVB, Allan Sichel, en conférence de presse, reconnaissant la «demande prégnante» du secteur viticole bordelais. Selon le CIVB, les candidatures des viticulteurs intéressés seront validées sur le principe du «premier arrivé, premier servi», privilégiant notamment les vignerons souhaitant arrêter leur activité. L'objectif est de débuter les arrachages en octobre, après la vendange 2023, a précisé Allan Sichel. A ces financements s'ajoutent 10 millions d'euros du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine pour aider "au moins 300 viticulteurs" à diversifier leur production, ainsi qu'une campagne nationale de distillation des excédents annoncée par l'État.