Alors que le ministère de l’Agriculture vise une augmentation des cultures de diversification, le cabinet Ceresco rappelle que ces dernières (hors colza et tournesol) représentaient moins de 6% de la surface utile agricole (SAU) nationale au cours de la période 2015-2020, dans un rapport publié par Agreste en mars 2024. La part des cultures de diversification est toutefois variable d’un bassin de production à l’autre, avec par exemple une part supérieure à 10% dans les bassins méditerranéen, normand, de l’est de l’Occitanie et du sud-est de la Nouvelle Aquitaine. À titre d’exemple, la présence importante de rotations en production biologique tire la production de cultures de diversification dans l’ouest de l’Occitanie et le sud-est de la Nouvelle-Aquitaine. Parmi les bassins où la surface de culture de diversification est inférieure à 5% de la SAU figure notamment le grand ouest, où une part importante de la sole est tournée vers les cultures fourragères pour l'alimentation du bétail. Afin d’accroître les surfaces dédiées aux cultures de diversification, le Ceresco émet plusieurs recommandations, dont l’identification et la promotion des marchés à forte valeur ajoutée (alimentation humaine et valorisations non alimentaires autres qu’énergétiques), le développement de la transformation des légumineuses, ou encore la valorisation des coproduits de la transformation.
Abonné