«Nous restons très vigilants quant à la question de l’entretien et du recalibrage [des canaux] pour faire partir l’eau aussi vite que possible, et qu’elle ne reste pas stagnante. Des opérations ponctuelles sont menées, mais les travaux structurants restent globalement insuffisants», a déclaré Christian Durlin, président de la chambre d’agriculture du Nord Pas-de-Calais, début novembre à Agra presse. Un constat partagé par Luc Servant, responsable «eau» chez Chambres d’agriculture de France (tête de réseau nationale). «Nous avons constaté une certaine souplesse pour faire des travaux à la suite des fortes pluies, mais nous avons maintenant le sentiment qu’on retombe dans des procédures compliquées», a-t-il confié à Agra presse le 15 novembre. Fin septembre, un rapport de la mission conjointe de contrôle relative aux inondations survenues en 2023 et au début de l’année 2024 avait reconnu qu’en matière d’entretien des cours d’eau, les règles «s’avèrent particulièrement difficiles à appréhender, compte tenu de la diversité des procédures applicables». Un «maquis réglementaire » qui conduirait certains élus locaux à «l’inaction». Aux yeux de M. Durlin, il y a un «décalage» entre l’amplitude des phénomènes climatiques et la complexité réglementaire qui entoure ces sujets. «Les quelques assouplissements existants restent légers et ne permettent pas de traiter la complexité réglementaire».
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