Selon les calculs de la Coopération agricole (LCA), 144 coopératives et groupes coopératifs seront directement concernés en 2025 par la réglementation européenne renforçant les attentes vis à vis des entreprises ayant l’obligation de réaliser un bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES). L’entrée en vigueur de la directive CSRD (Corporate sustainability reporting directive) concernera également «un nombre plus important de coopératives faisant partie de la chaîne de valeur de plus grands groupes», précise un guide pratique pour réaliser un bilan de gaz à effet de serre à destination des adhérents de LCA. Selon une étude réalisée par LCA avec Céréopa et l’IDDRI, l’ensemble des coopératives agricoles émettent en moyenne 69 millions de tonnes équivalent CO² par an. Plus de trois quart (77%) de l’empreinte carbone des coopératives agricoles est liée à l’amont agricole. Le reste se répartit entre les émissions issues du fret et des transports (12%), celles issues de l’activité de transformation industrielle (6%) et celles issues de la fabrication des emballages et de leur fin de vie (5%). La répartition varie fortement selon les filières. Par exemple, pour la filière vin, la première source d’émission de GES est «le conditionnement et l’emballage»: la moitié de l’empreinte carbone est liée à la fabrication de la bouteille et du bouchon. JG
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