Comme d’autres pays avant lui, le Brésil a demandé, le 12 septembre, à la Commission européenne de reporter l'entrée en vigueur de sa nouvelle réglementation visant à lutter contre la déforestation importée. Dans un courrier transmis lors d'une réunion bilatérale au Brésil, Brasilia appelle l'Union européenne à «réexaminer de toute urgence» sa nouvelle loi, y voyant un «instrument unilatéral et punitif» et une menace pour ses exportations. Le gouvernement brésilien considère la nouvelle réglementation européenne comme contraire au « principe de souveraineté », jugeant qu'elle «discrimine les pays en touchant uniquement ceux qui possèdent des ressources forestières». Un report nécessiterait une nouvelle initiative législative de la part de Bruxelles. «C'est au Brésil d'interdire la déforestation, pas à l'UE de modifier ses règles!» , répond l’eurodéputé centriste Pascal Canfin. Mais dans l’UE aussi des industriels et plusieurs États membres poussent depuis des mois pour le report d’une année au moins de l’entrée en vigueur de ces nouvelles obligations qui doivent pleinement s’appliquer à partir du 30 décembre. Elles prévoient d’interdire l’importation d’huile de palme, de viande bovine, de soja, de café, de cacao, de bois et de caoutchouc ainsi que de plusieurs de leurs produits dérivés s’ils sont issus de terres ayant été déboisées.
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