«De nombreux autres écosystèmes naturels non forestiers subissent des taux de conversion aussi élevés, voire plus élevés, que ceux des forêts», rappelle le WWF dans un rapport publié le 18 janvier. Dans cette étude, l’association apporte des éléments techniques pour appuyer une nouvelle fois sa demande : tourbières, savanes, prairies et mangroves doivent elles aussi être intégrées dans le dispositif de lutte contre la déforestation en cours de négociation au niveau européen. Car selon le WWF, oublier ces écosystèmes «présenterait un risque important de voir la conversion s’accélérer par un phénomène de fuite […] vers un écosystème non forestier». Pour preuve, illustre l’ONG, les savanes du Cerrado (Brésil) ont perdu 20% de leur surface au soja et au bœuf, notamment en raison de la protection forte de l’Amazonie. De même, dans le bassin du Congo, le gouvernement a encouragé à cultiver les palmiers à huile dans la savane pour protéger la forêt. Et de citer également le soja dans les prairies de la Pampa (Argentine), le bœuf dans le Gran Chaco (Argentine), le blé dans les grandes Plaines (USA), ou encore l’huile de palme dans les savanes d’Orénoquie (Colombie) et les tourbières de Sumatra (Indonésie). A chaque fois, «le principal moteur de la conversion des milieux naturels est l’agriculture», rappelle le WWF.
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