Les fabricants français d’aliments composés veulent travailler avec les autorités françaises et européennes à la mise en œuvre du règlement européen sur la déforestation importée, ressort-il de la convention sectorielle de La Coopération agricole (LCA) du 7 novembre. Ces industriels consommateurs de soja importé souhaitent que les parlementaires européens votent en l’état la proposition de recul d’un d’an de ce règlement instituant la «localisation à la parcelle». Afin de «mettre en œuvre ce règlement complexe dans les meilleures conditions possibles», la filière offre son «étroite collaboration» sur trois volets, a déclaré le président de la section Nutrition animale de La coopération agricole David Saelens: «L’élaboration de lignes directrices par produit afin de mieux prendre en compte les chaînes d’approvisionnement spécifiques à chacun ; la définition de modalités pratiques simples, pragmatiques, le moins coûteuses possible et pour un maximum d’opérationnalité ; l’harmonisation des contrôles au travers de l’Union pour garantir la libre circulation des biens». Les fabricants craignent que l’échéance du 30 décembre ne soit dépassée si un trilogue devait s’engager à l’issue du vote le 14 novembre.
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