Dans le rapport Forest 500 publié le 13 janvier, l’ONG britannique Global Canopy indique que 93 institutions financières parmi les 150 plus importantes du monde «n’ont toujours pas de politique spécifique pour les matières premières à risque de déforestation». Parmi les 57 qui se sont engagées contre la déforestation, note par ailleurs l’ONG, les mesures concernent le plus souvent le bois et l’huile de palme, mais beaucoup plus rarement le soja, et encore moins le bétail. En matière de lutte contre la déforestation, BNP Paribas et la Société générale feraient partie des élèves moyens, avec un score de 3/5 selon la grille de notation développée par l’ONG. BPCE et le Crédit agricole obtiennent en revanche une note de 1/5, le bas du classement étant essentiellement occupé par des banques des États-Unis ou du Brésil. Du côté des 350 entreprises et des traders étudiés, Ammaggi, Cargill et Nestlé obtiennent des scores de 4/5. In Vivo, Lactalis, Savencia et Le Gouessant se retrouvent en bas du classement avec une note de 1/5. Alors que la Grande-Bretagne, l’Union européenn, mais aussi les États-Unis préparent des cadres ambitieux contre la déforestation importée, «trop d‘entreprises sont mal préparées pour ces changements», déplore Global Canopy.
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