Réagissant au lancement par InVivo d'un service de «régie» d'exploitations à l'échelle nationale, la porte-parole de la Confédération paysanne, Laurence Marandola, y voit «une agriculture sans paysan», «concrétisation d'une évolution qui nous effraie et que nous récusons», résultat selon elle «de vrais choix politiques». «Ce n'est pas un hasard si l'agriculture est prise en main par ces entreprises», estime l'éleveuse, qui dénonce notamment une définition de l'agriculteur actif trop souple, un choix «scandaleux». La Conf' souligne aussi le risque «pour la souveraineté alimentaire» de voir «une entreprise géante décider demain des semences, des intrants, de contrôler presque l'ensemble de la production». Dans le même esprit, la présidente de la Coordination rurale, Véronique Le Floc'h dénonce «une nouvelle forme d'intégration», qui «ne fonctionne qu'en l'absence de repreneurs, alors que notre but est d'avoir des exploitations viables et reprenables». L'éleveuse souligne également qu'Invivo est un groupe coopératif - la CR s'oppose de longue date à l'intervention des coopératives dans la production, récemment avec la montée temporaire au capital d'exploitations chez Terrena. Elle pointe également du doigt la définition de l'agriculteur actif - dont il devrait être question le 16 juillet au ministère de l'Agriculture, au cours d'une réunion portant sur la révision annuelle de la déclinaison française de la Pac (PSN).
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