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Eau et pesticides: des projets d'usines de traitement contestées en Île-de-France

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Les régies publiques qui alimentent en eau potable la ville de Paris et une partie de l’Ile-de-France ont appelé, le 26 juin, à organiser un ‘Grenelle de l’eau’ régional avec l’Etat, selon l’AFP. Elles dénoncent le projet du syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) de doter trois usines d’une technologie de filtration par membranes «haute performance» promettant «une eau plus pure», c’est-à-dire débarrassée d’un maximum de micropolluants, sans chlore ni calcaire. Un projet pesant près d’un milliard d’euros, dont la mise en service est prévue en 2030-2032. Au-delà du coût élevé, les régies publiques de l’eau estiment que ce projet est énergivore, non-écologique et anti-démocratique. Il entraînera «l'explosion de la consommation énergétique» et «le report des pollutions sur d'autres acteurs» via les rejets de ces traitements, a estimé le président d’Eau de Paris, Dan Lert, qui demande «le retrait du projet». Les régies publiques estiment qu’il faut préserver en amont la ressource en eau et soutenir «un modèle industriel de juste traitement» selon Jean-Claude Oliva, vice-président d’Est Ensemble. De son côté, Dan Lert a indiqué avoir écrit au préfet pour demander l'interdiction des pesticides sur les aires de captage d’eau prioritaires pour Paris.