Interrogée par Agra Presse à l'occasion d'une conférence de presse de Régions de France le 26 février, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, s'est dite « très réservée » vis-à-vis de l'intérêt des techniques de dessalement d'eau de mer, alors que les Pyrénées-Orientales et l'Aude ont connu une sécheresse très sévère ces dernières années. « Nous avons bien d'autres solutions avant le dessalement, c'est la solution ultime », a-t-elle déclaré, avant de citer « la sobriété, la réutilisation des eaux usées, le maillage hydraulique, les forages, les remises en service de retenues, et le projet Aqua Domitia » (dérivation de l'eau du Rhône). Carole Delga a notamment souligné les coûts économique et environnementaux importants du dessalement, reconnaissant que « de grands groupes démarchent » actuellement pour installer cette technique en France. En Espagne comme au Maroc, le dessalement de l’eau de mer fait l’objet d’un relatif consensus, malgré des voix citoyennes, peu audibles, qui dénoncent l’empreinte écologique du procédé (voir notre enquête). L'Espagne – et ses 765 usines – n'en finit plus d'augmenter ses volumes, dont un cinquième va à l'agriculture. Quant au Maroc et sa quinzaine d'usines, il est entré dans une phase de développement accéléré.
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