«Compte tenu de l’allongement et de la fréquence accrue des périodes de sécheresse qui menacent l’UE, ainsi que de la pression exercée sur les masses d’eau, l’irrigation ne constitue pas une réponse durable aux besoins d’adaptation de l’agriculture», estime la Cour des comptes européenne dans un rapport sur l’adaptation au changement climatique dans l’UE publié le 16 octobre. Globalement, la Cour considère que les actions ne sont pas à la hauteur des ambitions affichées et que bien souvent les solutions à court terme sont plus prisées que celles à long terme. Promouvoir une utilisation rationnelle de l’eau en finançant la modernisation des équipements par exemple ne se traduit pas obligatoirement par une diminution globale de la consommation, car l’augmentation des superficies irriguées et l’allongement des périodes de sécheresse nécessitent des ressources supplémentaires, notent les auditeurs. Ils pointent aussi des exemples de «maladaptation» dans le secteur de la forêt où un reboisement diversifié n'est pas suffisamment favorisé. Et, de manière générale, la Cour déplore le manque de cohérence et de suivi des fonds alloués par l’UE en matière d’adaptation climatique.
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