Lors de sa conférence de presse annuelle le 8 février, le syndicat Phyteis (fabricants de pesticides, ex-UIPP) a demandé un «changement de méthode» dans l’évaluation des produits phytosanitaires dans le cadre d'Ecophyto, «ciblant les risques et non les moyens de production». «Nous ne sommes pas du tout d’accord avec la méthode actuelle, qui se focalise sur un moindre usage de phytos», a soutenu Yves Picquet, président de Phyteis. Il plaide notamment pour une «harmonisation des indicateurs» au niveau de l’Union européenne, pour éviter des «distorsions de concurrence» entre États membres. Par ailleurs, il estime que le Nodu, qui «correspond à un nombre de traitements moyens appliqués annuellement sur l’ensemble des cultures, à l’échelle nationale», ne reflète pas «l’amélioration des pratiques» agricoles. Pour rappel, le Premier ministre a annoncé le 1er février la mise «sur pause» de la stratégie Ecophyto 2030, le temps notamment de «mettre en place un nouvel indicateur», qui remplacerait le Nodu. Le gouvernement met en avant le HRI 1, soit «l’indicateur de risque harmonisé» européen, correspondant à la somme des quantités de substances actives utilisées pondérée par des coefficients censés prendre en compte leur dangerosité. Au grand dam des associations environnementales, telles Générations futures, qui estiment que les coefficients de dangerosité sont trop faibles».
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