Interrogée le 14 janvier sur BFM Business, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a dénoncé les pratiques des distributeurs pour, selon elle, «contourner» les règles des négociations commerciales en cours avec les industriels et le nouveau cadre de la loi Egalim 2. «Je voudrais des caméras dans les box des négociations car il s’y passe des choses insensées», affirme-t-elle. Dans un contexte d’inflation généralisée des coûts de production, les hausses demandées par les industriels oscillent entre 5 et 10%. Or, Christiane Lambert assure que certains industriels reçoivent des propositions de tarifs à «moins 2-3%». Elle accuse également les distributeurs d’utiliser les pénalités logistiques imputées lors de retards de livraison comme «une forme de marge arrière déguisée». «C’est une fraude», tranche-t-elle. Revenant sur la polémique suscitée par l’annonce d’un prix de la baguette bloqué à 29 centimes chez Leclerc, la présidente de la FNSEA a déclaré que face aux récentes augmentation des prix du blé «il faut passer des hausses tout au long de la chaîne. Sinon, qui encaisse la perte ? L’agriculteur ou le meunier».
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