La FNSEA, les JA et la CR ont fait part ce 10 juin de leur craintes de voir «remis en question» par la dissolution de l'Assemblée les travaux engagés sur le projet de loi d'orientation agricole ou sur un renforcement du dispositif Egalim. «Egalim, simplification, loi d'orientation... Autant de chantiers obtenus par le travail de notre réseau et dont l'aboutissement est remis en question, car il est suspendu aux décisions du gouvernement en place après les élections» législatives, affirment dans un communiqué les Jeunes agriculteurs (JA). «Les décisions politiques vis-à-vis de l’agriculture française risquent de ne pas être tenues», s'inquiète de son côté la FNSEA dans un communiqué séparé. Et d'appeler «tous les partis politiques à mettre dans la feuille de route de leurs candidats aux élections législatives les propositions qu’elle a portées : dignité, revenu et simplification». L'inquiétude est partagée par la Coordination rurale: «On verra l'équipe de députés qui sera élue et ce qu'il sera décidé, on espère que tout ne sera pas mis à la poubelle», a affirmé à l'AFP sa présidente Véronique Le Floc'h, appelant à obtenir des réponses aux attentes des agriculteurs «le plus rapidement possible». La Coordination rurale ne regrettera pas le texte de loi d'orientation agricole tel qu'il était rédigé, car il omettait «la question des revenus» et «n'apportait pas les solutions pour un avenir meilleur de l'agriculture».
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