«La question de la contractualisation et de l’extension d’Egalim à d’autres secteurs est une question largement devant nous… La porte est ouverte côté gouvernement. Puisque ça a pu protéger un certain nombre de secteurs, est-ce qu’il ne faut pas aller plus loin?», a déclaré le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, le 5 février, sur l’antenne de France Culture. Certains secteurs avaient fait le «choix» de ne pas intégrer les dispositions de la loi Egalim 2, comme les fruits et légumes, le vin et les céréales, en raison de spécificités de production et de marché, rappelle M. Fesneau. «Ça ne veut pas dire que tout le monde doit rentrer, c’est très complexe», tempère-t-il. Selon la Cnaoc, certains vins sous appellations pourraient vouloir intégrer le dispositif. Pour renforcer l’efficacité d'Egalim, la locataire de la Rue de Varenne évoque une possible nouvelle évolution de la loi «pour éviter en particulier ce qu'on voit maintenant, c'est-à-dire l'achat de produits français à l'extérieur des frontières» via des centrales d'achat. En outre, le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de travailler à «une forme d’Egalim européen qui ne mettrait pas les agriculteurs en concurrence face aux gros acteurs de la distribution européen». La France veut lancer à l’été 2024 une «initiative européenne pour renforcer et durcir le cadre applicable», précise Bercy.
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