La Confédération des grossistes de France (CGF) a appelé le 24 septembre à «la stabilité et la visibilité» en matière législative, et insisté sur la spécificité de son activité pour rester à l'écart de la polémique entre supermarchés et agro-industriels sur la rémunération des agriculteurs. Selon la CGF, les grossistes (tous secteurs confondus) ont enregistré un recul de 1,5% de leurs ventes entre avril et juin 2024, par rapport à une année 2023 lors de laquelle l'inflation avait fortement gonflé les chiffres d'affaires. La CGF s'était offusquée en début d'année de l'appel du secteur des supermarchés, en pleine crise agricole, entendu par Bruno Le Maire, à étendre les obligations d'Egalim, censées améliorer la rémunération des producteurs, «aux acteurs de la restauration, ainsi qu'aux grossistes industriels», arguant que leur secteur «représente moins de la moitié des débouchés des exploitations agricoles françaises». Dans un texte intitulé «Entreprendre en agriculture» présenté au cœur de l'été, l'alliance syndicale majoritaire FNSEA et Jeunes agriculteurs (JA) indiquait souhaiter «étendre les principes d'Egalim à l'ensemble des débouchés commerciaux, dont certains ne sont pas soumis, ou que partiellement, à leur application».
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