L'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) a publié le 27 juin une étude analysant les enjeux agricoles de l’élargissement de l’UE à l’Ukraine. Alors que les négociations d’adhésion ont officiellement démarré le 25 juin, l’Iddri avance qu’elles devraient être une donnée majeure dans le cadre des discussions sur le futur cadre financier pluriannuel et la Pac post-2027. Du côté ukrainien, l’étude note que, si l’adhésion représenterait «une opportunité certaine pour une partie des exploitations» grâce à l’accès au marché de l’UE et aux aides de la Pac, cela impliquerait aussi d’importantes réformes pour assimiler l’acquis communautaire. Pour l’UE, des questions se posent pour le fonctionnement et la réforme de la Pac. «À cadre constant, l’Ukraine pourrait recevoir entre 10 et 12 Md€ d’aides de la Pac chaque année», estiment les autrices. Et d’ajouter: «Cela ferait de l’Ukraine le premier bénéficiaire de cette politique, devant la France qui reçoit actuellement 9,5 Md€ par an». Autre défi: le risque de concurrence accrue pour certaines filières. Pour répondre à ces enjeux, l’Iddri propose notamment de «repenser le système d'allocation des aides directes de la Pac» ou d'«allouer une enveloppe Pac à l'Ukraine [qui soit] décorrélée» de sa surface agricole.
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